Salon de l’auto de Perpignan : le marché de l’occasion passe la cinquième

Salon de l’auto de Perpignan : le marché de l’occasion passe la cinquième

Le salon de l’auto de L’Indépendant et du Conseil national des professions de l’automobile est l’occasion de découvrir le nouveau et toujours juteux marché des véhicules d’occasion.

Fini la vieille voiture dépassant les 200 000 km, elles sont désormais plus récentes et parfois presque luxueuses.

Les véhicules d’occasion sont toujours plus plébiscités par les automobilistes.

La preuve. Au salon de l’automobile et des mobilités de Perpignan, si une centaine de voitures neuves sont exposées, elles sont plus de 200 à être des secondes mains.

Un engouement constant qui oblige les marques à s’adapter à cette demande. Au parc des expositions, les « VO » comme ils sont appelés dans le jargon, sont disposés à l’extérieur. Tous les concessionnaires sont représentés. La concurrence est visiblement accrue mais elle ne se limite pas aux professionnels. « La vente entre particuliers est très présente sur ce secteur. Tous les ans, ce sont environ cinq millions de ces automobiles qui sont écoulées. Sur ce chiffre, une majorité de transactions est assurée entre particuliers« , explique Cyril Margail, pour Citroën chez Tressol Chabrier.

Une voiture d’occasion se change en moyenne tous les cinq ans

Les professionnels redoublent ainsi d’attentions sur leurs VO. Garantie courant sur plusieurs années, modes de financements avantageux, contrôles techniques et vidanges ultra récents… les concessionnaires affinent leurs offres et misent sur le suivi du véhicule. « On compte sur la fidélisation du client car une occasion se change en moyenne tous les cinq ans« , confie Cyril Margail.

Un commerce juteux qui peut faire flamber les prix de ces secondes mains. Si chez Citroën les montants oscillent entre 3 500 et 40 000€, chez Mercedes, par exemple, le GLC coupé est affiché à 115 000€. À ce montant, pourquoi ne pas acquérir une voiture neuve ? « Tout simplement parce qu’elle reste 30 000€ moins chère qu’une sortie d’usine et elle est récente« , explique Jean-Charles Torres, du groupe LG.

Les tarifs vont donc du simple au double puisque déterminés par des dizaines de critères comme le modèle, l’ancienneté, le nombre de chevaux ou encore le kilométrage.

L’occasion n’a plus rien à voir avec la vieille « rougne » destinée souvent aux jeunes conducteurs. Abordable ou quasiment luxueuse elle ronronne pour toutes les bourses.

Menu