Rencontres Parents-Avocats 2019

Rencontres Parents-Avocats 2019

Familles : le droit
d’avoir des réponses

Qu’est-ce qu’un enfant ? À quel âge peut-on dire qu’il a une capacité de discernement ? Ces questions, et bien d’autres encore, ont pu être soulevées par les avocats et professionnels présents lors de la journée “Rencontre(s) parents-avocats”, qui s’est déroulée ce mercredi 5 juin, à la salle Pagézy.

Même si l’affluence n’était pas au rendez-vous, les invités ont tenu à évoquer des thèmes communs, comme la parole de l’enfant en justice.

Mais surtout, de vulgariser et d’informer au mieux les participants.

« Un enfant peut être entendu devant un tribunal à l’âge de huit ans, âge où l’on estime qu’il a une capacité de discernement. Dans 30 % des cas, l’enfant est jugé inapte ou alors il ne souhaite plus s’exprimer. Mais dans 73 % des cas, l’enfant dit vouloir être entendu », précise Me Sophie Baumel-Julien.

Les avocats ont rappelé la place prépondérante des
parents, en tant que responsables de leur enfant. Surtout à l’école.

Alors que les deux institutions sont diamétralement opposées, Delphine François, conseillère principale d’orientation au lycée des métiers Fernand-Léger de Bédarieux, intervient : « Il n’est pas simple de garder une frontière entre enseignement et éducation, il faut recréer du lien. »

Recréer du lien avec l’école

À la problématique lancée : comment les parents et l’école vont faire grandir les enfants ? L’idée de coéducation est portée par les professionnels.

Les parents sont appelés à « solliciter l’école, s’informer sur les conseils de classe et les réunions et se manifester s’il y a des désaccords », rappelle Me Laure Dilly-Pillet.

« Avant, on se devait de remettre en main propre le bulletin d’un élève à chaque trimestre. Puis, ils ont commencé à être envoyés par courrier. Mais cela a un coût. Maintenant, les parents ont accès aux résultats de leur enfant sur l’ENT (environnement numérique de travail). Mais toutes les familles ne sont pas forcément équipées d’un ordinateur. Cela crée une vraie fracture numérique », se désole la conseillère d’orientation.

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