OCCINOV’ Catégorie Agroalimentaire

OCCINOV’ Catégorie Agroalimentaire

Occinov’ Catégorie Agroalimentaire

Le rendez-vous économique en Occitanie 🏆

Le Groupe Dépêche du Midi souhaite mettre en avant les entrepreneurs de la région dans les colonnes du quotidien et à l’occasion d’une soirée de remise de trophées réunissant les décideurs économiques et politiques régionaux.

L’objectif d’Occinov’, grande finale des Septuors, est de récompenser les lauréats des différents départements, au niveau régional.

Le parrain de la catégorie Agroalimentaire 🌱

Le mot de Didier Thomas-Radux

Des pépites intéressantes en matière d’agroalimentaire

En Occitanie, l’agroalimentaire a un poids économique important, à la hauteur de ce que peut l’être l’aéronautique. Régulièrement, la région est citée comme l’une des plus compétitives en France en matière de FoodTech. On le constate chaque jour, il y a des pépites intéressantes en matière d’agroalimentaire avec des entreprises plus ou moins importantes qui ont su tirer leur épingle du jeu en matière d’innovation.

Midi Gourmand est un trimestriel qui existe depuis 2010 en Languedoc-Roussillon et qui s’est étendu dès 2012 à toute l’Occitanie. Dans ce cadre-là, nous avons eu la volonté de faire connaître à tous les savoir-faire et les richesses du patrimoine gastronomique et agricole de la région Occitanie.

À l’image de la cérémonie Occinov’, qui existe depuis de nombreuses années dans le territoire de la Haute-Garonne, nous tâchons de valoriser celles et ceux qui se distinguent par une expertise particulière, par des idées et qui perpétuent un savoir-faire propre à leur territoire. 

Les nommés de la catégorie Agroalimentaire 🌱

Lauréat Septuors Aude, Catégorie Prix Spécial

Bio Planète – Le royaume de l’huile biologique

Lorsqu’en 1989, la jeune Judith Moog reprend l’entreprise fondée par son père Franz cinq ans plus tôt non loin de Carcassonne, il s’agit encore d’une structure de transformation de produits biologiques. Celle qui était étudiante en nutrition et gestion choisit alors de se spécialiser dans la production naturelle d’huiles biologiques, lançant la marque Bio Planète. Ce développement patient allait déboucher sur la constitution de la première véritable huilerie bio d’Europe.

En 2004, Judith Moog s’associe avec l’ingénieur agro-alimentaire Jérôme Stremler : tandis que le second assure la co-gérance de l’outil de production, la première développe une équipe commerciale dédiée au marché allemand et à l’export… transformant peu à peu la petite structure familiale en entreprise tournée vers l’international.

Mais si Bio Planète a grandi, elle n’a jamais perdu âme pour autant. C’est même tout le contraire : les 70 huiles différentes de la marque, pressées à froid, arborent une qualité bio dépassant largement  la seule certification de ses matières premières. Il est aussi question de principes, de valeurs et de philosophie : ici, biologique et local vont de pair. Bio Planète s’emploie ainsi à mettre en place une filière 100 % française, où les producteurs locaux sont toujours prioritaires. Et parce que la gamme « gourmet » ose aussi des huiles exotiques de coco ou de sésame, l’entreprise veille alors à nouer des partenariats d’égal à égal basés sur la confiance : des coopérations à visage humain, où les matières premières sont toutes issues du commerce équitable… Bio Planète allant  même jusqu’à soutenir des projets améliorant les conditions de vie et de travail des populations locales. Ces huiles si pures sont donc l’aboutissement d’un parcours vertueux respectueux de la nature et de l’humain, et leur qualité intrinsèque se mesure aussi à l’aune de cette démarche bienveillante et responsable.

Contact 

Bioplanete.com
Route de Limoux, Bram
Tel : 04 68 76 70 60

Lauréat Septuors Aude

La Belle Aude – Le retour à la crème glacée authentique

C’est l’histoire de ceux que l’on appela « les Pilpa ». Une histoire de rachat d’entreprise par plus gros que soi, où l’espoir de jours meilleurs cède vite la place à des désillusions par licenciements interposés. A Carcassonne, les Pilpa n’ont pas échappé à ce scénario. Sauf qu’à force de lutte et d’huile de coude, leur histoire à eux se termine bien. 

Juillet 2012 : la société « R & R Ice Cream », qui a racheté la Maison Boncolac l’année précédente, annonce la fermeture du site carcassonnais. 124 personnes œuvrant à la conception de crèmes glacées se retrouvent sur le carreau : inconcevable pour 19 d’entre elles. Soutenus par tout un territoire, ces femmes et ces hommes refusent de voir un savoir-faire local disparaître en même temps que leurs emplois. Ces anciens salariés lancent ainsi « La Fabrique du Sud », nouvelle entité prenant la forme d’une Société coopérative ouvrière de production (Scop) dont les fondateurs deviennent ouvriers sociétaires.

Qu’importe sa fonction : chaque salarié dispose d’une voix et joue rôle décisionnaire. S’impliquant tête baissée dans une structure qui est désormais la leur, les ex Pilpa ne comptent pas leurs heures et « La Fabrique du Sud » débute son activité en 2014. Sa marque de fabrique : « La Belle Aude », gamme de crèmes glacées sortant du lot par leur degré qualité. Utilisation de lait entier, retour au goût et aux couleurs authentiques en privilégiant des ingrédients naturels plutôt que des colorant et autres produits artificiels…
La Belle Aude aujourd’hui, ce sont 26 parfums, ainsi qu’une gamme bio de huit parfums lancée l’an dernier. De 750 000 euros en 2014, le chiffre d’affaires a bondi à 2,6 millions en 2018… et quatre emplois ont été créés. Peut-être la plus belle victoire de ces salariés qui ont eu raison de croire en leurs compétences.

Contact 

Labelleaude.fr
75 rue Edouard Branly, 11000 Carcassonne.
04 68 10 18 94

Lauréat Septuors Hérault

Microphyt – La production de microalgues

Les laboratoires de compléments alimentaires et les marques de cosmétique voulaient utiliser les principes actifs contenus dans les microalgues, mais pour cela il fallait les produire à grande échelle ! Microphyt l’a fait. 

Auparavant, la production de la plupart des microalgues ne se maîtrisait qu’en petites quantités. Cette technologie a été mise au point et brevetée par Arnaud Muller-Feuga, expert en microalgues, ancien chercheur de l’Ifremer et du CEA, fondateur de la société en 2007 et ses équipes. Ensemble, ils créent le photobioréacteur. 

En 2009, l’entreprise réalise des ventes de biomasse de microalgues. En 2011, commence la production de nouvelles espèces. Une levée de 2 millions d’€ lui a permis de mettre au point ses produits pour devenir fournisseur d’ingrédients. Les formalités réglementaires sont en cours pour l’homologation de nouveaux ingrédients permettant de concevoir des compléments alimentaires pour lutter contre le déclin cognitif. 

Leur commercialisation devrait débuter en 2020. Pour y parvenir, la société va lancer une campagne de recrutement pour passer de 15 à 25 salariés en 18 mois.

Contact 

Microphyt.eu
713 route de Mudaison, Baillargues
Tel : 04 34 48 04 10

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