Lab Santé – A Lunel, du « gagnant-gagnant »

Lab Santé – A Lunel, du « gagnant-gagnant »

«C’est compliqué»

La situation sanitaire était dans tous les esprits, au Lab Santé de Midi Libre organisé le mercredi 1er décembre à Lunel.

Serge Constantin, président fondateur du groupe Clinipole, qui regroupe 2000 salariés et est présent sur toutes les spécialités via ses établissements en Occitanie, a évidemment lancé le débat en référence à l’actualité. Compliquée, aussi, sur le papier cette fois, et souvent dans les faits, la relation public-privé.

Un partenariat d’école était l’objet du débat: à Lunel, l’hôpital public et le groupe Clinipole sont étroitement associés, depuis près de quinze ans, dans le pôle de santé Pr Louis-Serre où chacun prend sa place dans le parcours de soins. «C’est une histoire de plus de vingt ans, qui a commencé quand les lits d’obstétrique de la clinique ont été transférés à Montpellier. Nous nous sommes tournés vers tous les acteurs possibles pour assurer le développement de la clinique: la clinique du Parc, l’hôpital de Lunel, la mairie, qui ne voulait pas voir un désert médical», se souvient Jean-Paul Rouvière, ancien gérant de la clinique rebaptisée Via Domitia.

 Le pôle Pr Louis-Serre, ouvert en 2007, réunit la clinique Via Domitia et l’hôpital sur un même site. Les urgences, ouvertes en 2012 et relèvent du privé, comme les lits de chirurgie, l’hôpital a élargi son offre de lits de médecine en transférant son activité de soins de suite dans le SMR (Centre de soins médicaux et de rééducation) Ambrussum, fruit d’un montage juridique où public et privé sont à égalité de parts. «Ce partenariat est né de la réflexion commune de tout le monde. Les coulisses de la discussion, l’usager n’y comprend rien. C’est le résultat qui compte», note Bertrand Vanneufville, directeur du centre hospitalier de Lunel.

Et c’est «gagnant-gagnant», «L’activité de l’hôpital a augmenté de +50% après le partenariat, sous l’effet aussi de la tarification à l’activité qui a démarré à ce moment-là.» «Sans ça, l’hôpital aurait été “mauvais” et la clinique aurait disparu», affirme Serge Constantin.

Sur place, il y a aussi une unité de dialyse, un laboratoire de biologie, un pôle de radiologie doté d’un scanner et d’une IRM. Si on élargit le sujet à la problématique du service public, des relations ont aussi été nouées avec le Sdis (pompiers) et la gendarmerie qui se déplace ici, depuis deux ans, pour entendre les victimes de violences.«10% des plaintes sont ainsi recueillies, c’est énorme», indique Jean Casaubieilh, commandant de la compagnie de gendarmerie de Lunel.

De nombreux spécialistes sont enfin réunis dans une unité en devenir, un pôle d’ophtalmologie est en construction. 

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