Lab 3A : Comment devenir agriculteur aujourd’hui

Lab 3A : Comment devenir agriculteur aujourd’hui

Comment s’installer en agriculture en 2021 ? Et comment, dans le même temps, assurer le renouvellement crucial des générations ? Voilà les interrogations notamment posées vendredi lors de la deuxième session du Lab3A (agriculture, agroalimentaire et alimentation) organisée par le groupe Midi Libre et animé par notre journaliste spécialisé Gil Lorfèvre. Ces questions se posent avec d’autant plus d’acuité que le retour à la terre suscite un regain d’intérêt et de nouveaux profils. «Sur la région Occitanie, il y a environ 1200 nouvelles installations par an, tous dispositifs d’aide compris, ce nombre est en augmentation mais il y a des disparités selon les territoires », indique Clémence Biard, élue à la Chambre régionale d’agriculture.

« On s’aperçoit que le Gard et l’Hérault ont une bonne dynamique d’installations et de renouvellement, contrairement à d’autres départements comme l’Aveyron où pour dix départs à la retraite, six jeunes s’installent». Sur la sociologie des postulants, Clémence Biard confirme le mélange de jeunes et de quadragénaires «avec un passé professionnel et ça s’est accentué avec la crise sanitaire: ils se rendent compte que la vie dans la ruralité est plus agréable que dans un bureau parisien». 

Point accueil transmission Frédéric André, directeur de la Safer Occitanie qui accompagne les néoagriculteurs, insiste sur le fait qu’il faut «faciliter l’accès au foncier. La Safer opère des transactions sur 20000 hectares de foncier chaque année en Occitanie dont 7000 sont fléchés pour l’installation. Nous jouons ce rôle de régulateur car la question reste de comment avoir un revenu décent».Et Rémi Dumas, du syndicat des Jeunes agriculteurs, rappelle que des dispositifs d’aide existent, comme le pass installation de la Région, ils sont regroupés dans le point d’accueil installation. «Le point d’accueil c’est la porte d’entrée en agriculture. Pour l’Hérault, le plus important de France, ce sont 700 personnes, 3000 en Occitanie, vous passez dans différents services selon la maturité du projet.

Aujourd’hui, 99% de ces jeunes sont encore en activité cinq ans après ,détaille Rémi Dumas. Il y a aussi un point accueil transmission, pour celles et ceux qui sont en âge d’anticiper leur retraite». 

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