JT du MEDEF

JT du MEDEF

Les patrons héraultais veulent tirer les leçons de la crise sanitaire

En proposant l’organisation d’un JT Medef, au sein même du siège social deMidi Libre, à Saint-Jean-de-Védas, le Medef Hérault Montpellier a voulu marquer une sorte de frontière dans l’épisode de crise sanitaire, enclenché en mars 2020 et qui a forcé le monde économique à se réinventer.

La frontière entre hier, avec les solutions qu’ont dû imaginer les patrons pour y faire face, et demain, les conséquences de cette crise et les changements à attendre. «Un devoir de mémoire».

«Nous avons un devoir de mémoire, a martelé Samuel Hervé, le président de l’organisation patronale. Nous devons nous rappeler ce que nous venons de traverser, la vie avec la crise et imaginer demain.» «Nous devons penser positif, avoir une positive attitude pour donner ce souffle qui nous manque», a ajouté Marie Francalanci, membre du Medef Hérault Montpellier. S’il a rappelé la «brutalité» avec laquelle la crise est apparue, Jacques Mazerand, chef du restaurant éponyme, basé à Lattes, n’a pas manqué de rappeler l’importance des aides de l’État. Mais, a-t-il ajouté «nous devions aussi trouver d’autres moyens pour générer de la trésorerie, comme la vente à emporter». La manière dont les décideurs se sont adaptés à la situation exceptionnelle a été souvent soulignée. «Nous avons dû revoir notre organisation, s’adapter continuellement, depuis plus d’un an, à la vague, adapter nos capacités», a témoigné Guillaume Ponseillé, directeur général du groupe d’hospitalisation privé montpelliérain Oc santé.

La réorganisation est passée, pour beaucoup d’entreprises, par l’instauration du télétravail. «Il a émergé dans les entreprises, tout comme le dialogue social», a observé Jean-Yves Deleuze, directeur général du cabinet Géométrie Variable. Mais il s’est tout de même interrogé: «Y a-t-il une limite au télétravail? On observe qu’un nombre important de salariés souhaite revenir en entreprise.» De cette situation inédite doit émerger, demain, une autre vie en entreprise.

«Il faut commencer à tirer les leçons de ce que l’on a vécu», a insisté Samuel Hervé. Il faut, selon lui, «repenser les organisations de nos entreprises et adapter de nouveaux modes de management».

Fondateur de la start-up Swile, Loïc Soubeyrand a rappelé la nécessité de la «quête de sens dans les entreprises, donner une identité». Pour lui, «le travail doit être un épanouissement, une prise de conscience. La performance sociale est le moteur de la performance économique.

Menu