Articles par Lucie

OCCINOV 2021 – Les pépites de la région dévoilées

Huit entreprises régionales à l’honneur

Parrains et lauréats réunis pour la photo-souvenir de la soirée ouverte par Jean-Benoît Baylet, directeur général du Groupe Dépêche.

Une soirée sous le signe de la réinvention. Réinvention des modèles, des modes de collaboration, des solutions. Une soirée sous le signe de l’innovation, du collectif et de la relève. Une soirée pour saluer la jeunesse qui a défendu de grandes ambitions pour elle-même comme pour son territoire. Une soirée pour positiver, sourire et partager.

Une nouvelle fois, la finale Occinov des trophées de l’économie régionale organisée jeudi 9 décembre, au soir par le Groupe Dépêche a marqué le public venu nombreux.

Par sa thématique dans l’air du temps qui «redonne du sens en cette période très chahutée», comme l’a souligné dans une vidéo le patron de la licorne Swile, Loïc Soubeyrand.

Par son lieu inhabituel, la cérémonie s’est déroulée à l’éco-cirque 100% humain, propriété de la famille Bouglione, installée à Montpellier.

Par l’émotion suscitée lors des témoignages des étudiants de MBS, Médiaschool et Idrac, venus parler de leurs projets professionnels, à l’instar des parcours de vie racontés par les huit lauréats récompensés par nos partenaires, mêlant passion, courage, audace et proximité. Des récits illustrant la capacité de ces huit entreprises à repenser leur activité traditionnelle autant que la manière de manager et de rassembler leurs équipes autour «d’une aventure humaine», a commenté Florence Lambert, la patronne de Genvia.«Une belle leçon d’optimisme et inspirante», a estimé Sylvain Boucher, le président d’Aquavalley.«Un message d’espoir», pour Laurence Magne, vice-présidente de Sète Agglopôle, venue présenter l’agence d’attractivité Blue Invest aux côtés de Pascal Pintre,«Une affaire d’équipe d’abord».

Tout est dit ! 

Initiatives Vertes – Deux jours pour agir pour la planète

Parce que la planète le vaut bien !

Le programme de ces deux journées sera particulièrement riche en cette édition 2021.

Mardi 7 décembre, de 14h à 15h, sera diffusé le reportage Océans, le mystère plastique, de Vincent Perazio.

De 15h à 16h30, une table ronde sur le thème “Plastique dans les mers et océans, du constat aux solutions concrètes” réunira Laurent Dusseau, directeur de la Fondation Van Allen, Romain Jatiault, maître de conférences en géoscience marine à l’UPVD, Nicolas Gomarir, fondateur de LCS Groupe et François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône et président de l’Institut de l’Économie Circulaire.

De 16h30 à 17h, deux professeurs, Christophe Lalia, enseignant au lycée de la Mer à Sète, et Marc Steckler, du lycée des métiers Charles-Alliès à Pézenas, présenteront les initiatives vertes de leurs étudiants.

Mercredi 8 décembre, le programme sera également intense.

De 10h30 à 12h, une table ronde sur le thème des “impacts économiques du réchauffement climatique, les entreprises en transition” réunira Samuel Cohen-Salmon, ambassadeur du Pacte européen pour le climat, Helen Etchandu, professeur associé à Montpellier business school, Stéphane Penet de la Fédération française de l’assurance, Michel Robert, professeur à l’université de Montpellier et Polytech Montpellier, Pierre-Damien Rochette, président de l’UIMM Méditerranée ouest et Serge Zaka, docteur en agroclimatologie.

De 12h à 12h20, Mélanie Marcel, présidente et fondatrice de So science, présentera diverses initiatives vertes.

De 14h à 15h30, une table ronde sur le tourisme durable verra Madeleine Cras, responsable Développement Durable et RSE à la CCI Occitanie, échanger avec Geneviève Marais, PDG d’AquaTech innovation, Jean Pinard, directeur général du Comité régional du tourisme et loisirs Occitanie et Philippe Robert, président de la Fédération régionale de l’hôtellerie de plein air.

Enfin, de 16h à 17h30, une table ronde, portant cette fois sur les impacts de la pollution et du réchauffement climatique sur la santé, sera l’occasion pour Nathalie Ferrand-Lefranc, représentante du Réseau Environnement Santé, Dominique Tilak, directrice générale d’Atmo Occitanie et le docteur Florence Trébuchon, allergologue, de confronter leurs points de vue.

Un rendez-vous innovant qui s’inscrit dans un programme de sensibilisation aux enjeux environnementaux. C’est ainsi que le Groupe Dépêche du Midi, auquel appartient Midi Libre, a organisé en octobre dernier la seconde édition du monde Nouveau au Corum, à Montpellier. Quatre jours de débats, de rencontres et d’échanges consacrés aux solutions portées par les particuliers, les entreprises et les collectivités. 

Lab Tourisme – Espoirs et inquiétudes du tourisme d’affaires

Il y a une inquiétude légitime mais aussi de nombreuses raisons d’espérer pour le tourisme d’affaires en Occitanie

Cinq experts l’ont confirmé ce jeudi 2 décembre au cours de notre Lab Tourisme dédié aux enjeux de ce secteur d’activité qui représentait 6,2 millions de nuitées hôtelières en 2019.

Un secteur très impacté mais qui a su s’adapter pour repartir. Et qui a appris du Covid-19 et de ses restrictions: «Nos clients ont besoin de se retrouver après ces longues périodes de confinement», note Thierry Maurer, directeur des opérations du group hôtelier SFH. Une filière qui a su faire preuve «de réactivité et d’adaptation» ,selon Marie-Anne Fouchet, la directrice de l’hôtel Pullman de Montpellier. «On a pu compter sur une mobilisation sans faille des professionnels du tourisme mais aussi du personnel des structures publiques quand on est repartis», a noté Cyril Meunier, président de l’office de tourisme et des congrès de Montpellier Méditerranée Métropole. 

Autre phénomène, le tourisme d’affaires, qui est devenu également plus vert et plus vertueux, plus proche des aspirations des clients, ne s’arrête pas aux congrès ou à un séminaire. C’est aussi l’occasion de poursuivre la période de travail pour découvrir les richesses patrimoniales, souvent en famille: «On parle de “Bleisure”(concentré de Business et Leisure (loisirs), NDLR) et dans la période d’après-Covid, cela marche très fort», explique Thierry Maurer.

Confiants quoique prudents, les intervenants ont loué les atouts de la région pour rester dans la course. Mais ils restent, comme tout le monde, accrochés aux actualités sur la reprise épidémique et les bouleversements imposés par le variant Omicron. 

Lab Santé – A Lunel, du « gagnant-gagnant »

«C’est compliqué»

La situation sanitaire était dans tous les esprits, au Lab Santé de Midi Libre organisé le mercredi 1er décembre à Lunel.

Serge Constantin, président fondateur du groupe Clinipole, qui regroupe 2000 salariés et est présent sur toutes les spécialités via ses établissements en Occitanie, a évidemment lancé le débat en référence à l’actualité. Compliquée, aussi, sur le papier cette fois, et souvent dans les faits, la relation public-privé.

Un partenariat d’école était l’objet du débat: à Lunel, l’hôpital public et le groupe Clinipole sont étroitement associés, depuis près de quinze ans, dans le pôle de santé Pr Louis-Serre où chacun prend sa place dans le parcours de soins. «C’est une histoire de plus de vingt ans, qui a commencé quand les lits d’obstétrique de la clinique ont été transférés à Montpellier. Nous nous sommes tournés vers tous les acteurs possibles pour assurer le développement de la clinique: la clinique du Parc, l’hôpital de Lunel, la mairie, qui ne voulait pas voir un désert médical», se souvient Jean-Paul Rouvière, ancien gérant de la clinique rebaptisée Via Domitia.

 Le pôle Pr Louis-Serre, ouvert en 2007, réunit la clinique Via Domitia et l’hôpital sur un même site. Les urgences, ouvertes en 2012 et relèvent du privé, comme les lits de chirurgie, l’hôpital a élargi son offre de lits de médecine en transférant son activité de soins de suite dans le SMR (Centre de soins médicaux et de rééducation) Ambrussum, fruit d’un montage juridique où public et privé sont à égalité de parts. «Ce partenariat est né de la réflexion commune de tout le monde. Les coulisses de la discussion, l’usager n’y comprend rien. C’est le résultat qui compte», note Bertrand Vanneufville, directeur du centre hospitalier de Lunel.

Et c’est «gagnant-gagnant», «L’activité de l’hôpital a augmenté de +50% après le partenariat, sous l’effet aussi de la tarification à l’activité qui a démarré à ce moment-là.» «Sans ça, l’hôpital aurait été “mauvais” et la clinique aurait disparu», affirme Serge Constantin.

Sur place, il y a aussi une unité de dialyse, un laboratoire de biologie, un pôle de radiologie doté d’un scanner et d’une IRM. Si on élargit le sujet à la problématique du service public, des relations ont aussi été nouées avec le Sdis (pompiers) et la gendarmerie qui se déplace ici, depuis deux ans, pour entendre les victimes de violences.«10% des plaintes sont ainsi recueillies, c’est énorme», indique Jean Casaubieilh, commandant de la compagnie de gendarmerie de Lunel.

De nombreux spécialistes sont enfin réunis dans une unité en devenir, un pôle d’ophtalmologie est en construction. 

Lab Eco logo

Lab Eco – Des entreprises s’engagent pour l’égalité entre hommes et femmes

De nombreuses lois imposent aux entreprises la mise en place d’actions afin de parvenir à une égalité réelle entre les hommes et les femmes.

Toutefois, un certain nombre de difficultés demeurent sur le terrain. Les invités du dernier Lab Eco, Alyne Bouix, présidente de Femme 3000 LR et gérante de la société ALTI, Caroline Cazi, directrice Face Hérault, Marion Polge, enseignante chercheuse Moma, Université de Montpellier et Cécile Jouaire, DRH Véolia eau région sud pointent entre autres, le peu d’attrait des femmes pour les métiers techniques et donc la difficulté pour les entreprises de certains secteurs à trouver des candidates.

Toutes s’accordent sur la nécessité de travailler dès l’école sur les stéréotypes, mais aussi sur l’autocensure des filles à se lancer dans secteurs techniques. À ce titre, l’association Face Hérault développe des actions de sensibilisation au sein des classes. Véolia participe a du marrainage avec “Capital Fille” et à des actions avec des écoles d’ingénieurs telles que Poytech ou les mines d’Alès. «En interne, explique Cécile Jouaire ,nous avons multiplié les démarches de sensibilisation à la mixité auprès de nos managers, afin que la prise en compte des différences ne soit pas discriminante. Nous avons aussi développé des formations spécifiques pour aider les femmes à construire leur carrière.» «Faire sauter les verrous» Pour Marion Polge, nous avons aujourd’hui tous les moyens de faire avancer les choses: «Les zones de blocages inhérentes à la société existent, mais grâce aux textes de loi, aux personnes sur le terrain, on a le moyen de progresser hommes et femmes ensemble ».

À l’autre bout de la chaîne, Alyne Bouix, nommée ambassadrice de la parité et de l’égalité salariale en Occitanie, par la ministre du Travail Muriel Pénicaud rappelle l’intérêt de se rapprocher des chefs d’entreprise: «Nous avons fait venir à plusieurs reprises le directeur général du Travail pour des échanges avec les chefs d’entreprise afin de faire sauter les verrous.»

Prise en compte des conditions de travail, droit à la déconnexion, conciliation vie perso/pro, les évolutions sont là, et même si beaucoup reste à faire, ces cinq dernières années, les entreprises sont nombreuses à percevoir l’intérêt de promouvoir la mixité, et ce dans tous les secteurs.

Salon du Littoral 2021

À la Grande-Motte pour un littoral «zéro impact» et préservé

Le 23 novembre, s’est ouvert le Salon international du Littoral à La Grande-Motte, la 4e édition de cet événement organisé par le groupe Dépêche et Journaux du Midi et qui a plusieurs vocations: envisager des solutions, éveiller les consciences et accélérer le développement d’entreprises innovantes. 

Ce littoral et cette mer à partager, comment en profiter et en faire usage sans l’abîmer, sans l’user, sans la polluer et sans conflits ? Comment trouver des solutions pour respecter pleinement ces territoires terrestres et marins en danger ? Cette thématique, ou plutôt problématique, est tout aussi passionnante que chargée d’enjeux, surtout quelques jours après une Cop 26 dont les conclusions n’ont été guère convaincantes à l’échelle de la planète.

Repenser le littoral et les usages maritimes. Jusqu’à ce soir, tous les acteurs du littoral sont réunis pour débattre et proposer des solutions. L’exécutif, bien sûr, avec le préfet de Région, Étienne Guyot, mais aussi des maires, représentants des Départements et de la Région ont balayé les problématiques, primordiales, de réduction et compensation des émissions de gaz à effet de serre, ou encore de la décarbonation des ports, en passant par la nécessaire rénovation des logements devenus précaires et énergétiquement «déraisonnés» depuis leur construction lors de la mission Racine.

Au-delà, le Salon est aussi l’occasion de rencontrer des chefs d’entreprises engagés dans la préservation de l’environnement et, plus précisément ici, de Mare Nostrum et ses côtes. Étienne Guyot, Didier Codorniou, président du Parlement de la Mer et 1er vice-président en charge de la Méditerranée à la Région, en présence de Jean-Michel Baylet, président du groupe Dépêche, ont présenté les 5 lauréats de l’appel à projet Avenir littoral 2021. L’occasion aussi de faire un bilan sur ce dispositif qui a déjà permis de financer 23 projets portés par plus de 60 acteurs dans des domaines variés, pour plus de 8M€ et subventionnés à hauteur de 4,17M€.

L’appel à projets a été lancé, en février, avec le soutien du Pôle Mer Méditerranée et de la Région, dans le cadre du Plan Littoral 21, signé entre État, Région et Banque des Territoires. Doté de 2M€, il finance des projets innovants, en lien avec la transition écologique: développer de nouvelles solutions face aux impacts du réchauffement climatique, optimisation et valorisation des ressources…, tout en soutenant l’écosystème régional. 

Fibres d’OR 2021

La seconde édition des Fibres d’Or a eu lieu ce 18 novembre et a mis en avant 7 pépites de l’innovation Audoises. 

Le déploiement du très haut débit internet par la fibre, porté par le Syaden et son partenaire Emeraude, apporte et apportera, une fois la boucle bouclée sur l’ensemble du département un plus aux citoyens.

En attendant il œuvre déjà à l’attractivité du territoire et contribue déjà largement à l’innovation au sein des entreprises et des collectivités locales. «Que les créateurs s’emparent de la fibre pour créer, amener la culture, la connaissance et les services publics partout sur le territoire, ces pépites il faut en être fiers», devait lancer Clément Verhille, directeur des participations chez Altitude Infra, qui exploite, maintien et commercialise le gigantesque réseau THD dans l’Aude.

La cérémonie des Fibres d’Or s’est tenue au Château de Pennautier près de Carcassonne, le 18 novembre, dernier. Animée par Alain Baute (directeur général délégué de L’Indépendant), elle a été conclue par Jean-Benoît Baylet, directeur général du groupe Dépêche. 

Lab Santé – Apnée du sommeil

Un malade sur deux l’ignore

«Mon mari a été appareillé sept ans avant moi, alors j’ai reconnu les symptômes. J’ai eu peur lorsque je me suis endormie au volant sur l’autoroute.» Une batterie de tests plus tard, Françoise Michel, assistante de direction retraitée, découvre, en 2009, qu’elle fait 28 apnées par heure lorsqu’elle dort. On ne l’envoie pas chez un psy, comme son mari, mais chez un ORL et elle dort depuis avec une PCC, la machine reliée à un masque qui délivre un flux continu d’air, le traitement de référence contre l’apnée du sommeil, rappelle le docteur Olivier Gallet de Santerre, chirurgien ORL, longtemps en poste à la clinique Beausoleil de Montpellier (groupe Aesio).

Méconnue il y a quarante ans, l’apnée du sommeil a commencé à être traitée il y a vingt ans, mais reste ignorée chez un patient sur deux, rappelle le médecin. Basé à Nîmes, le groupe Bastide, spécialisé dans la prestation de services santé et l’installation de dispositifs médicaux à domicile, s’est très vite intéressé à la pathologie :«L’apnée du sommeil représente 75% de notre division “Respiratoire” qui accompagne 10000 patients en ex-Languedoc-Roussillon», indique Stella Roux, qui dirige le département. Avec le Dr Gallet de Santerre et Françoise Michel, elle était l’invitée, mercredi 17 novembre, d’un Lab Santé dédié à cette pathologie qui focalisera l’attention des spécialistes réunis au congrès du sommeil de Lille, du 24 au 26 novembre.

Pas de pilule miracle «Souvent, les nouveaux patients ne connaissent pas les prises en charge», constate Stella Roux. «Tous les traitements ciblent une petite zone anatomique de quelques centimètres située au niveau du pharynx, qui se ferme et provoque des blocages respiratoires pendant qu’on dort», explique Gilles Gallet de Santerre. La PCC est la plus connue et la plus efficace. L’orthèse (sorte de gouttière qui modifie la position de la mâchoire) est une autre option pour éviter les conséquences de l’apnée, qui se cache parfois derrière un simple ronflement et occasionne fatigue physique et intellectuelle, maux de tête, troubles de la mémoire, de l’attention…«On n’y pense pas toujours en première intention», souligne le docteur.

La pathologie frappe pourtant à tous les âges, tous les sexes, et «pas uniquement les personnes en surpoids». En matière d’innovation, un implant expérimental avec électrostimulation, proposé dans quelques centres en France, a été posé chez seulement 8 malades à la clinique Beau Soleil de Montpellier, l’essai a été perturbé par la crise du Covid-19. «La pilule anti-apnée, je ne la connais pas et je ne crois pas qu’elle arrivera bientôt, mais il y aura sans doute des médicaments qui permettent d’améliorer le sommeil des patients apnéiques», suppose le Dr Gallet de Santerre.

À suivre, peut-être, au congrès de Lille. 

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Lab3A – L’importance de l’eau dans le développement de l’agriculture d’aujourd’hui et de demain

Lab3A : De nouvelles idées pour maîtriser l’eau

Repenser totalement la place de l’eau dans l’agriculture. Vaste travail de réflexion entrepris ce mercredi à Mauguio (Hérault) autour de la table ronde spéciale animée par Midi Libre.

En première ligne face au changement du climat, le secteur commence à ressentir concrètement ses effets: longues sécheresses, stress hydrique, gelées printanières…

«Chez nous, on est en ce moment en situation de pénurie nettetémoigne Céline Michelon, vigneronne à Villeveyrac dans l’Hérault. 300mm de pluie sont tombés, alors qu’il nous faut 800mm d’eau par an pour que le cycle de la vigne s’effectue normalement. Autrefois, irriguer la vigne était minoritaire. Aujourd’hui, dès qu’on peut le faire, on installe du goutte à goutte. On devrait se raccorder à Aqua Domitia dans quatre mois.» Aqua Domitia, c’est le nom du grand projet piloté depuis 2012 par la Région Occitanie et le constructeur BRL.

Son objectif: mailler le littoral languedocien d’un réseau d’eau alimentée par le Rhône, du Gard jusqu’à l’Aude, afin d’apporter une eau potable aussi bien pour les cultures que pour la consommation directe. «Le grand plateau des Costières a pu se développer grâce au travail d’acheminement de Philippe Lamour autrefois» rappelle Jean-François Blanchet, directeur général du groupe BRL.

Aqua Domitia permet, selon lui, d’établir des perspectives et d’anticiper le changement de climat et de démographie de la région : «A l’horizon 2050, on aura sûrement besoin de produire de l’alimentation de proximité. Et sans eau, elle ne pourra pas exister.»

Les nouvelles pratiques se traduisent aussi par une sensibilisation au gaspillage, en relevant régulièrement sa consommation, puis à l’utilisation de techniques moins gourmandes en eau. Miser sur l’innovation Pour la vigne, on commence à étudier de nouvelles variétés élaborées par les recherches agronomiques : «Il y a déjà 400 hectares de vigne qui fonctionnent avec des variétés produites par l’INRAE», cite en exemple Michèle Marin, ancienne présidente de l’INRAE Occitanie-Toulouse. «La Région finance 8 300€ l’hectare de cépage en expérimentation, précise René Moreno, vice-président de la commission agriculture à la Région Occitanie. On recommence aussi à replanter des cépages utilisés par les anciens, plus résistants à la sécheresse.» Des projets sur le long terme qui ne doivent pas oublier de faire passer l’intérêt général en priorité. «Les producteurs, les agriculteurs, ont entre les mains un bien public soutient Jean-François Blanchet. On ne peut pas produire une “eau bien commun” sur une agriculture uniquement marchande. Mais face au changement du climat, nous n’avons pas le choix, nous sommes condamnés à continuer notre travail d’adaptation, et à le faire ensemble.»

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Septuors – Pyrénées Orientales

Septuors Pyrénées Orientales : neuf prix pour honorer les entreprises locales

Innovation, international, agroalimentaire, industrie, commerce, artisanat, entreprenariat ou encore développement durable… Autant de domaines dans lesquels les entreprises du département ont été récompensées, ce mardi soir, à l’occasion de la 4eédition des Septuors des PyrénéesOrientales.

Les lauréats, neuf au total, ont été choisis parmi de nombreux acteurs économiques catalans, parmi les meilleurs de l’entreprenariat des P.-O. Des entreprises, grandes et petites, jeunes ou ancrées dans leur territoire depuis des années, mais qui représentent toutes le tissu économique local. 

«Nous partageons les valeurs mises à l’honneur ce soir, l’esprit d’entreprendre, l’audace, le choix d’être utile à la société», se félicitait de son côté Patricia Averous, directrice générale adjointe du Crédit Agricole Sud Méditerranée, qui accueillait la soirée des Septuors au sein du siège de la banque, à Perpignan«Nous avons également une pensée pour tous les nommés, qui même s’ils n’ont pas été récompensés, font partie de l’ensemble des entreprises locales qu’on souhaite honorer ce soir», concluait Alain Baute, directeur général délégué de l’Indépendant.

Prochaine étape pour tous les lauréats, le 9 décembre prochain à Montpellier, pour la finale régionale Occinov. 

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